Victoria, ancienne capitale coloniale française des Seychelles
Un dossier · histoire & liens

La France et les Seychelles

Fondées par la France en 1770, marquées à jamais dans la langue et les noms. L'histoire d'un lien qui dure.

On croit partir au bout du monde, et l'on retrouve la France. Les Seychelles sont nées françaises, il y a plus de deux siècles et demi, et ce lien n'a jamais tout à fait disparu. Il est dans la langue, dans les noms des plages, dans la religion, dans les visages des vieilles familles. Voici l'histoire de ce fil français, documentée, sans exagération ni oubli.

1770 : des iles qui naissent françaises

Avant la France, les Seychelles n'étaient habitées par personne. Aperçues par des navigateurs arabes et portugais, elles restaient désertes. C'est depuis l'Île de France, l'actuelle Maurice, que la France décide d'y prendre pied au dix-huitième siècle. En 1742 puis 1744, le capitaine Lazare Picault explore l'archipel pour le gouverneur Mahé de La Bourdonnais, dont la grande ile prendra le nom : Mahé. En 1756, Corneille Nicolas Morphey dépose une Pierre de Possession et baptise les iles « Séchelles », d'après Jean Moreau de Séchelles, contrôleur général des finances de Louis XV. Les Seychelles portent donc, à la lettre près, le nom d'un ministre français des finances.

La tour de l'horloge de Victoria, Mahé
Victoria, née française sous le nom d'Établissement du Roi, aujourd'hui capitale des Seychelles.Photo : NorbertNagel · CC BY-SA 4.0 · via Wikimedia Commons

La première installation humaine date du 27 aout 1770, à l'ile Sainte-Anne : moins de trente personnes, colons français, Africains réduits en esclavage et quelques Indiens, dépêchés depuis Maurice. La colonie migre bientôt sur Mahé, à l'Établissement du Roi, le futur Victoria. De ce noyau descend une part du peuple seychellois. Le récit complet, de Picault à la cession, est dans notre essai 1770, la fondation française.

Les épices et un diplomate rusé

La France ne vient pas que planter un drapeau : elle veut cultiver. Le botaniste Pierre Poivre fait acclimater à Anse Royale, dans un « Jardin du Roi », girofliers et muscadiers arrachés au monopole hollandais. Puis viennent les guerres napoléoniennes. Le commandant Jean-Baptiste Quéau de Quinssy, incapable de résister à la flotte britannique, invente une diplomatie de survie : il capitule à chaque navire anglais, obtient la neutralité de ses iles, puis rehisse le pavillon français une fois le danger passé. La tradition retient qu'il rendit les Seychelles sept fois, sauvant à chaque fois ses habitants de la guerre et du pillage. Ce grand pragmatique choisit ensuite de rester sous administration britannique, devenant une figure de continuité entre les deux régimes. Son nom, anglicisé en Quincy, marque encore la géographie de Mahé.

1814 : le drapeau change, l'empreinte reste

Le traité de Paris de 1814 cède les Seychelles, avec Maurice, à la Grande-Bretagne. Mais les Britanniques héritent d'une société déjà française : sa langue, sa foi catholique, ses noms de lieux, ses familles de planteurs. Pendant tout le dix-neuvième siècle, on gouvernera en anglais et l'on vivra en français. Ce paradoxe fondateur façonne encore le pays : une administration d'héritage britannique, une âme restée française et créole.

Le créole, enfant du français

La marque la plus vivante, c'est la langue. Le créole seychellois, le kreol seselwa, est né du français des colons mêlé aux langues d'Afrique et de Madagascar. Son vocabulaire vient très largement du français : « lakaz » pour la maison, « dilo » pour de l'eau, « lanmer » pour la mer. Un francophone en devine beaucoup. Aujourd'hui, trois langues officielles cohabitent : le créole, langue de tous, l'anglais de l'administration et le français de l'Église et de la culture. À lire dans notre essai le créole, enfant du français.

Le port de Victoria, Mahé
Sur les marchés de Victoria, le créole se parle du matin au soir, truffé de mots français.Photo : No machine-readable author provided. Clipper assumed (based on copyrig · CC BY 2.5 · via Wikimedia Commons

Une carte écrite en français

La géographie, elle aussi, parle français. Anse Royale, Beau Vallon, Baie Lazare, Bel Ombre, Grand Anse, Port Launay : les noms des plages et des villages sont ceux qu'ont posés les premiers colons. Le mot « anse », vieux terme français pour une crique, revient sur presque toutes les plages. Même les patronymes suivent : Hoareau, Savy, Payet, Bonne, hérités des colons et des corsaires. Seule Victoria, hommage à la reine, fait exception anglaise. Notre essai les noms français des anses déroule cette toponymie.

Une ile restée catholique

Le lien français passe aussi par la foi. Évangélisées par des missionnaires français, les Seychelles sont, aujourd'hui encore, très majoritairement catholiques, autour des trois quarts de la population. La cathédrale de l'Immaculée-Conception à Victoria, les fêtes religieuses, le calendrier des processions et des premières communions : tout un pan de la vie sociale garde une couleur venue de France, mêlée aux rythmes créoles. Les prénoms, souvent français et empreints de dévotion, prolongent cet héritage.

Les corsaires et les grands blancs

La colonisation française a aussi peuplé les iles de figures hautes en couleur. Des corsaires, ces marins armés au service du roi de France, firent des Seychelles une escale, et certains y firent souche. Le plus célèbre, Jean-François Hodoul, écuma l'océan Indien avant de devenir un notable respecté de Mahé, propriétaire terrien dont le nom se croise encore. Autour d'eux s'est formée une classe de planteurs d'origine française, les « grands blancs », qui dominèrent longtemps l'économie des cocoteraies et de la vanille, et dont descendent nombre de familles seychelloises d'aujourd'hui.

L'ombre de la fondation : l'esclavage

Cette histoire a sa part sombre, qu'il serait malhonnête de taire. La colonie française a été bâtie sur le travail d'hommes et de femmes venus d'Afrique de l'Est et de Madagascar, réduits en esclavage et amenés de force pour cultiver la terre. C'est de leur rencontre avec les colons qu'est née la langue créole, et une grande partie du peuple seychellois descend d'eux. L'esclavage fut aboli sous l'administration britannique, dans les années 1830, et des Africains libérés de navires négriers interceptés furent ensuite installés dans l'archipel. Le peuple seychellois est le fruit de ce brassage, français, africain, malgache, indien et chinois.

La cuisine, un métissage gourmand

À table, l'héritage saute aux papilles. La cuisine créole seychelloise marie la technique française, les épices apportées par les Indiens, les féculents d'Afrique et les saveurs de la mer. Le cari de poisson ou de chauve-souris, le rougail, le ladob sucré à la banane et à la patate douce, le bouillon de brède, le poisson grillé au piment et au citron vert, l'omniprésent fruit à pain : autant de plats où le vocabulaire reste souvent français, même quand la recette a voyagé. Le mot « cari » vient de l'Inde, mais on le prépare ici avec un tour de main hérité des cuisines de la colonie.

Thonier dans l'océan Indien
La mer nourrit les Seychelles depuis toujours ; le thon en est aujourd'hui la première ressource.Photo : Marc Taquet · CC BY 4.0 · via Wikimedia Commons

La musique et la danse

La fête seychelloise porte, elle aussi, une double empreinte. Le moutya, chant et tambour d'origine africaine, dit la mémoire de l'esclavage. Mais à côté vit le kanmtole, une musique de bal directement héritée des contredanses et quadrilles français du dix-huitième siècle, jouée au violon et à l'accordéon, où l'on danse en figures comme dans les salons d'autrefois. Français et africain, aristocratique et populaire, se répondent dans la même soirée : c'est toute l'histoire des iles en musique.

Repères d'une histoire commune

Pour situer les grandes dates du fil franco-seychellois :

AnnéeÉvènement
1742 & 1744Lazare Picault explore l'archipel pour Mahé de La Bourdonnais
1756Prise de possession française ; les iles nommées « Séchelles »
1770Première installation humaine, à l'ile Sainte-Anne
1794-1811Quéau de Quinssy capitule à répétition devant les Anglais
1814Traité de Paris : cession à la Grande-Bretagne
années 1830Abolition de l'esclavage sous administration britannique
1976Indépendance ; les Seychelles rejoignent la Francophonie

La France et les Seychelles aujourd'hui

Le fil ne s'est pas rompu à l'indépendance de 1976. Les Seychelles sont membres de l'Organisation internationale de la Francophonie ; le français reste enseigné et parlé ; une Alliance française anime la vie culturelle à Victoria. La Réunion, département français, veille à environ 1 700 kilomètres au sud, dans le même océan Indien, entretenant des échanges réguliers. Et chaque année, des milliers de voyageurs français font le trajet, retrouvant une langue et un accueil familiers. C'est cette continuité que raconte notre essai de Paris à Mahé.

La Réunion, la France de l'océan Indien

La France n'est pas qu'un lointain souvenir du dix-huitième siècle : elle est aussi une voisine d'aujourd'hui. La Réunion, département français à part entière, se trouve à environ 1 700 kilomètres au sud des Seychelles, dans le même océan. Les deux territoires partagent une histoire créole cousine, des mots communs, des plats qui se ressemblent, et des liaisons régionales qui rapprochent les familles et les affaires. Pour beaucoup de Réunionnais, les Seychelles sont une destination naturelle ; pour les Seychellois, la Réunion est une porte vers la France et l'Europe.

Le français à l'école et dans les médias

Le lien se transmet parce qu'on l'enseigne. Le français est enseigné à l'école dès le plus jeune âge, aux côtés du créole et de l'anglais. La presse, la radio et la télévision proposent des programmes en français, l'Église prêche souvent dans cette langue, et les livres français circulent. Un enfant seychellois grandit ainsi en jonglant avec trois langues, dont la nôtre, ce qui explique la facilité avec laquelle on se comprend d'un bout à l'autre de l'archipel.

Le tourisme français, un pont vivant

Chaque année, la France figure parmi les tout premiers marchés touristiques des Seychelles. Des dizaines de milliers de voyageurs français font le trajet, attirés par les plages, mais aussi par cette impression rare de partir loin sans se sentir étranger. Cette fréquentation entretient un échange permanent : des hôtels et des prestataires habitués à la clientèle française, des menus et des panneaux bilingues, et une hospitalité qui sait passer du créole au français sans y penser. Le voyage nourrit le lien, et le lien facilite le voyage.

Des institutions qui entretiennent le fil

Au-delà des individus, des institutions font vivre cette relation. Les Seychelles sont membres de l'Organisation internationale de la Francophonie depuis leur indépendance en 1976. Une Alliance française anime la vie culturelle à Victoria, avec cours, bibliothèque et évènements. La coopération entre les deux pays touche l'éducation, la sécurité maritime et l'environnement, dans un océan que la France connait bien depuis ses terres de l'océan Indien. Le lien n'est pas seulement sentimental : il est aussi diplomatique et concret, entretenu par des accords, des échanges et des habitudes qui se renouvellent d'une année sur l'autre.

Une ambassade de France à Victoria

Le lien a une adresse. La France est représentée aux Seychelles par une ambassade à Victoria, sur Mahé, qui accompagne les ressortissants français de passage ou installés dans l'archipel et traite les démarches consulaires, tout en gérant les demandes de visa des Seychellois qui souhaitent venir en France. Pour un voyageur, c'est un filet de sécurité rassurant : en cas de passeport perdu, d'accident ou de pépin sérieux, il existe une représentation française sur place, qui travaille en français, en créole et en anglais. La plupart des services se font sur rendez-vous ; pour l'état civil courant ou une urgence, mieux vaut consulter le site officiel de l'ambassade avant le départ et garder ses coordonnées dans un coin du téléphone. On voyage rarement en pensant à tout cela, mais savoir que la France a pignon sur rue à Mahé change la sérénité d'un long séjour, surtout en famille.

Une coopération concrète, pas seulement sentimentale

Derrière la langue partagée, il y a une relation d'État bien vivante. La marine nationale française fait escale à Victoria plusieurs fois par an, et les Forces armées de la zone sud de l'océan Indien, basées à La Réunion, appuient les garde-côtes seychellois, en particulier pour la sécurité maritime et la lutte contre la piraterie qui avait frappé la région à partir de 2009. La réponse française fut alors rapide, et elle est restée : un conseiller maritime est même placé auprès du gouvernement seychellois. Rien de tout cela ne se voit depuis une plage, mais cela explique pourquoi les deux pays se disent, sans exagérer, de vieux amis. Un archipel de cent mille habitants dispersé sur un million de kilomètres carrés d'océan a besoin de partenaires solides pour surveiller ses eaux ; la France, présente dans la région depuis La Réunion, est de ceux-là.

La Commission de l'océan Indien

Les Seychelles et la France siègent ensemble à la Commission de l'océan Indien, l'organisation régionale qui réunit aussi Maurice, Madagascar et les Comores. La France y participe au titre de La Réunion, ce qui fait d'elle le seul membre européen de cette famille d'iles. On y traite d'environnement, de pêche, de sécurité maritime, de santé et d'économie bleue, ces sujets qui décident de l'avenir de territoires vivant de leur océan. C'est le genre d'enceinte discrète où se tissent, réunion après réunion, les habitudes de travail entre Paris, Saint-Denis et Victoria. Pour le voyageur, cela reste invisible ; mais c'est l'une des raisons pour lesquelles un Français se sent, aux Seychelles, dans un monde relié au sien plutôt qu'au bout de la terre.

Des liens économiques bien réels

La France compte aussi dans l'économie des iles. Elle figure parmi les investisseurs étrangers importants et parmi les partenaires commerciaux de premier plan. Les importations françaises en provenance des Seychelles sont presque entièrement composées de conserves de thon, pêché dans l'océan Indien puis mis en boite à Victoria, où l'usine est l'un des premiers employeurs du pays. Des groupes français sont présents dans la pêche et dans la restauration aérienne, et de nombreux opérateurs français, souvent installés là depuis longtemps, animent le tourisme sur place : hôtels, restaurants, clubs de plongée, location de bateaux, sans compter le conseil et l'immobilier. Quand on voyage aux Seychelles, on croise donc plus de France qu'on ne l'imagine, jusque dans l'assiette et sur la carte des vins.

Le français qu'on entretient : école, alliance, université

La langue ne survit pas toute seule, on l'entretient. Une Alliance française et une École française animent la vie francophone à Victoria, au sein de ce qu'on appelle l'Équipe France aux Seychelles, avec cours, médiathèque et évènements ouverts à tous. L'Université des Seychelles noue des partenariats avec des universités françaises, de Paris à Bordeaux en passant par La Réunion, et un master trilingue, en créole, français et anglais, a vu le jour en partenariat avec Aix-Marseille. Un accord-cadre de coopération, signé avec La Réunion et reconduit d'année en année pour un budget annuel de quelques centaines de milliers d'euros, finance des projets communs en éducation, environnement, santé, tourisme, énergie et enseignement du français. Le fil ne se transmet donc pas que dans les familles : il passe aussi par les salles de classe et les amphithéâtres.

Le deuxième marché touristique des Seychelles

Les chiffres disent la force du lien. La France est, année après année, le deuxième marché touristique des Seychelles, juste derrière l'Allemagne et devant la Russie, l'Italie et le Royaume-Uni. Ces dernières années, autour de trente-sept à trente-neuf mille voyageurs français ont fait le trajet chaque année, sur un total qui a dépassé les trois cent cinquante mille visiteurs. L'Europe pèse près des trois quarts des arrivées, et la France y tient une place de choix. Pour l'archipel, le visiteur français n'est pas un touriste parmi d'autres : c'est un habitué dont on connait la langue, les attentes et le goût pour les belles plages tranquilles. C'est aussi pour cela que tant d'hôtels et de prestataires savent, ici, passer au français sans y penser.

Anse Royale, au sud de Mahé
Anse Royale, du Jardin du Roi de Pierre Poivre à la plage d'aujourd'hui.

Un héritage vivant, pas un musée

Ce qui frappe, en fin de compte, c'est que ce lien franco-seychellois n'a rien d'une pièce de musée. Il ne se visite pas derrière une vitrine, il se vit. Il est dans la conversation qui glisse du créole au français sans qu'on y pense, dans le cari servi à midi, dans le violon d'un bal kanmtole le soir, dans le nom de la plage où l'on pose sa serviette. Les Seychelles n'ont pas gardé la France par nostalgie, mais parce qu'elle fait partie d'elles, mêlée à l'Afrique, à Madagascar, à l'Inde et à la Chine. Ce métissage n'appauvrit pas l'héritage français : il le rend unique, impossible à trouver ailleurs. Voilà pourquoi un voyageur venu de France s'y sent à la fois dépaysé et curieusement chez lui.

Voir cet héritage de ses yeux

Cette histoire ne vit pas que dans les livres, elle se visite. À Anse Royale, sur Mahé, on foule le site du Jardin du Roi où Pierre Poivre acclimata ses épices, aujourd'hui un jardin botanique parfumé de cannelle et de muscade. À Victoria, la plus petite capitale du monde, la cathédrale, le marché et les vieilles maisons créoles racontent la ville née française. Sur La Digue, les demeures de plantation et l'église disent la société coloniale et sa foi. Un peu partout, une plaque, un nom de rue, un patronyme sur une devanture rappellent que la France a posé ici les premières pierres. On peut bâtir tout un séjour autour de ce fil, entre plages et mémoire.

Pourquoi cela compte pour votre voyage

Parce que voyager aux Seychelles depuis la France, ce n'est pas se perdre en terre inconnue. C'est arriver dans un pays qui partage une part de votre histoire, où l'on vous parle votre langue, où les noms vous sont familiers. On y goute une nourriture aux accents connus, on y entend des mots qu'on croit reconnaitre, on y prie dans la même Église. Ce n'est pas la France, et c'est bien là tout l'intérêt : c'est un pays créole, fier et singulier, qui a gardé de son enfance française un air de famille. Notre équipe, francophone et sur place, prolonge ce lien de la façon la plus concrète : elle vous accueille, vous conseille et organise votre séjour en français, du premier vol à la dernière anse, dans la langue qui vous est la plus douce.

Questions fréquentes

Les Seychelles ont-elles été françaises ?

Oui. La France a fondé la colonie en 1770 et gouverné l'archipel jusqu'à sa cession à la Grande-Bretagne en 1814. La langue, la religion et les noms de lieux français en sont restés.

Pourquoi parle-t-on français aux Seychelles ?

À cause de la colonisation française du dix-huitième siècle. Le français est aujourd'hui l'une des trois langues officielles, avec l'anglais et le créole seychellois, lui-même né du français.

D'où vient le nom « Seychelles » ?

Du ministre des finances de Louis XV, Jean Moreau de Séchelles. La France baptisa les iles « Séchelles » en 1756 ; le nom fut ensuite anglicisé en « Seychelles ».

Reste-t-il des liens entre la France et les Seychelles ?

Beaucoup : la Francophonie, une Alliance française à Victoria, la Réunion voisine, le tourisme français et une langue commune. Le lien de 1770 se prolonge aujourd'hui.

Y a-t-il une ambassade de France aux Seychelles ?

Oui, à Victoria, sur Mahé. Elle accompagne les Français de passage ou résidents et traite les démarches consulaires, en français, en créole et en anglais.

Combien de Français visitent les Seychelles ?

La France est le deuxième marché touristique de l'archipel, derrière l'Allemagne : autour de 37 000 à 39 000 voyageurs français par an ces dernières années.

L'auteure

Maya Mathieu

Maya Mathieu écrit sur les Seychelles pour le réseau lesseychelles.fr. Francophone installée dans l'océan Indien, elle passe son temps entre Mahé, Praslin et La Digue, carnet à la main, pour vérifier de ses yeux les plages, les routes, les prix et les bonnes adresses avant de les recommander.

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